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Le développement des barrages et retenues collinaires Afin de développer la capacité de retenue des eaux de surface, de nombreux ouvrages ont été construits. Alors qu’en 1962, il n’existait que treize barrages permettant de stocker 450 millions de m3 d’eau destinée essentiellement à l’irrigation des plaines agricoles de l’Ouest du pays, on en dénombre actuellement 75 pour une capacité globale de 8,11 milliards de m3 d’eau. A la fin des réalisations du programme en cours, ils devraient être 84 en 2016, pour une capacité de stockage évaluée à 8,4 milliards de m3.

IMAGES DE BARRAGES

Les Transferts

La volonté de favoriser l’accès et le partage équilibré des ressources en eau entre les régions La répartition équitable des ressources en eau entre les différentes régions du territoire algérien constitue un autre axe de la politique mise en place par le gouvernement. Afin de pallier aux disparités géographiques, un programme de transferts régionaux qui vise à assurer une meilleure équité entre les territoires pour l’accès à l’eau a été progressivement mis en œuvre. Ces transferts d’eau répondent également aux objectifs de la stratégie de sécurité alimentaire du pays qui vise à soutenir des régions à fort potentiel agricole.

Transferts inter-bassins :

Les sept systèmes de transfert considérés comme « grands projets structurants » sont, d’Est en Ouest : le Système Béni Haroun-Hautes Plaines constantinoises (504 hm3/an)[/gras] aménagement complexe refoulant les eaux de l’oued Kébir-Rhumel au profit de plusieurs centres urbains (Constantine, Batna, Khenchela…) et de l’irrigation (40 000 ha);

le Complexe hydraulique Sétif–Hodna

commandé par les 2 anciens barrages hydroélectriques de Petite Kabylie (Ighil Emda et Erraguène), destinés aujourd’hui à alimenter 2 systèmes parallèles :
  • système Ouest de Ighil-Emda–Mahouane (122 hm3/an) : 31 hm3 pour l’AEP de la ville de Sétif et des agglomérations avoisinantes et 91 hm3 pour l’irrigation de 13 000 ha dans les Hautes Plaines sétifiennes ;
  • système Est de Erraguène–Tabellout–Draa Diss (191 hm3/an) : 38 hm3 pour l’AEP de la ville d’El Eulma et des agglomérations avoisinantes et 153 hm3 pour l’irrigation de 30 000 ha ;

le Transfert Tichy Haf-Béjaia (150 hm3/an)

desservant les villes de la vallée de la Soummam (Akbou, Béjaia), les périmètres d’irrigation du Sahel et de la Basse Soummam, ainsi que la plaine d’El Esnam (alimentée à partir du barrage de Tilesdit) ;

le Transfert Taksebt-Alger (180 hm3/an)

le système de production d’eau Taksebt-Souk Tleta répond à un programme d’urgence d’AEP de la région d’Alger-Tizi Ouzou-Boumerdès. ;

le Transfert Koudiat Acerdoune-Hauts Plateaux (178 hm3/an)

en plus de son rôle d’appoint pour le barrage de Keddara (organe du système SPIK qui alimente Alger), ce projet couvrira les besoins d’AEP de 300 000 habitants (Bouira, Tizi Ouzou, M’sila et Medéa) ainsi que l’irrigation de 190 000 ha (Issers et Mitidja) ;

le Système MAO (155 hm3/an)

aménagement de l’oued Chélif-Kerrada destiné à l’AEP des villes formant le couloir Mostaganem-Arzew-Oran.

Petits barrages et retenues collinaires

En matière de mobilisation par les petits barrages et retenues collinaires, on dispose de 572 ouvrages réalisés dans le cadre des différents programmes décentralisés, d’une capacité totale de 206 millionsde m3 et 40 ouvrages en cours de réalisation d’une capacité de 25 millions de m3 destinés à l’irrigation.

Les eaux souterraines

Les volumes exploités avoisinent 80 % des ressources potentielles renouvelables ; Les prélèvements dans les nappes des régions sahariennes Les réserves des nappes du Sahara sont énormes mais les apports d’eau à partir de l’Atlas saharien ne contribuent à leur renouvellement que dans une faible proportion. Le caractère « non renouvelable » de cette ressource et les contraintes physiques et géologiques qui caractérisent ces systèmes, en font un patrimoine fragile, nécessitant une gestion rationnelle pour sa durabilité.
La mobilisation des ressources en eau non conventionnelle est devenue une priorité du secteur pour pallier aux déficits régionaux en eau conventionnelle et afin d’assurer une sécurité future en matière de mobilisation des ressources en eau, ces ressources non conventionnelles regroupent :
  • Dessalement de l’eau de mer,
  • Déminéralisation des eaux saumâtres,
  • Réutilisation des eaux usées urbaines épurées,
A fin 2015, la situation des infrastructures de mobilisation des ressources en eau non conventionnelles en exploitation se présente comme suit :
  • 10 stations de dessalement d’eau de mer, d’une capacité totale de 587,65 hm3/an
  • Population desservie : 7 111 19 hab.
  • 21 stations monoblocs de dessalement d’une capacité totale de 2,9 hm3/an
  • Population desservie : 247 46 hab.
  • 18 station de déminéralisation des eaux saumâtres avec une capacité totale de 33.73 hm3/an
  • Population desservie : 498.16 hab
  • Eaux usées épurées à des fin agricoles : 38,77 hm3/an
  • Superficie irriguées : 6 774 ha

Dessalement de l’eau de mer

Le dessalement d’eau de mer est devenu indispensable pour sécuriser l’alimentation en eau potable des populations des villes côtières et ce compte tenu de l’accroissement rapide de la demande en eau dans les secteurs de l’agriculture et de l’industrie. Le recours au dessalement de l’eau de mer, permet non seulement de satisfaire les besoins en eau potable de la population mais aussi de libérer d’importantes quantités d’eau des barrages pour les besoins de l’irrigation. Le programme de dessalement est de 13 stations d’une capacité de 2,31 million de m3/j dont 11 stationsen exploitation, d’une capacité de 2,1 m3/j desservant environs 8 232 305 habitans

Réutilisation de l’eau de mer

La réutilisation des eaux usées urbaines épurées, consiste en la mobilisation superficielles des eaux usées épurées produites par les stations d’épurations afin de satisfaire en priorité les besoins en eau d’irrigation et/ou en second les autres usages non potables (municipales et industrielle). Le volume nominal des eaux usées épurées produit par l’ensemble des stations d’épuration (271) en exploitation et en travaux (Boues activées et lagunage) est de 800 hm3/an

Déminéralisation des eaux saumâtres

Pour l’amélioration de la qualité de l’eau saumâtre un programme de déminéralisation à consister en la réalisation de 14 stations de déminéralisation pour une capacité de 92 429 m3/j

Le cadre règlementaire

Les Forages
  • Les documents nécessaires pour la constitution du dossier concernant la demande d’autorisation de fonçage sont listés dans le décret N°148-08du J.O.26
  • La demande est adressée par le citoyen à la Direction des Ressources en Eau de la wilaya, se référer au décret 148-08 du 25 mai 2008
  • Une circulaire a été établie par le MRE pour l’allègement des procédures d’octroi des autorisations de fonçage de forages pour les Agriculteurs (circulaire à télécharger) ;
  • Le document technique requis pour la réalisation de chaque type d’ouvrage ou installation d’utilisation des ressources en eau. Arrêté du 10 Février 2010 .

Sources et eaux minérales

  • Décret exécutif n° 04-196 du 15 juillet 2004 relatif à l’éxploitation et la protection des eaux minéralesnaturelles et des eaux de source.
  • Décret exécutif n° 13-298 du 18 août 2013 complétant le décret exécutif n° 04-196 du 15 juillet 2004 (J.O n° 43 du 28/08/2013) relatif à l’exploitation et à la protection des eaux minérales naturelles et des eaux de source.
  • Décret N°13-298 du 11/08/2013 (JO n°43 du 28/08/2013) complétant le Décret n°04-196 du 15 juillet 2004 intégrant les terrains domaniaux octroyés par les commissions de wilayas dans le cadre du CALPIREF.
  • Arrêté interministériel du 23 février 2008 modifiant l’arrêté interministériel du 22 Dhou El Hidja 1426 correspondant au 22 janvier 2006 (J.O n°26 du 25/05/2008) fixant les proportions d’éléments contenus dans les eaux minérales naturelles et les eaux de source ainsi que les conditions de leur traitement ou les adjonctions autorisées.

ACCUEIL DU PUBLIC

Traitement des doléances Les doléances et requêtes des citoyens relatives aux prélèvements illicites de la ressource en eau ainsi qu’aux difficultés d’obtention des autorisations de fonçage des forages destinés à l’irrigation, peuvent être adressés à l’adresse suivante : Monsieur le Ministre des Ressources en Eau et de l’Environnement, 3 rue du Caire. Kouba- Alger.

Amélioration du cadre de vie du citoyen

Développement des activités de sport et loisirs nautiques au niveau des barrages :
  • Les modalités d’octroi de concessions d’utilisation des ressources en eau pour l’établissement d’installations au niveau des retenues d’eau superficielle et des lacs en vue d’y développer des activités de sports et loisirs nautiques ainsi que le cahier des charges type y afférent sont fixées par les dispositions du décret exécutif n°11-340 du 26 Septembre 2011 .
  • Arrêté interministériel du 16/07/2014 (JO n°54 du 21/09/2014), relatif à la composition et les modalités de fonctionnement de la commission technique interministérielle relative à la concession d’utilisation des ressources en eau pour l’établissement d’installations au niveau des retenues d’eau superficielle et des lacs en vue d’y développer des activités de sports et loisirs nautiques.
  • Arrêté du 09 Juillet 2014 (JO n°54 du 21/09/2014)fixant la liste des retenues d’eau superficielles et lacs au niveau desquels peuvent être établies des installations en vue d’y développer des activités de sports et loisirs nautiques concernés ainsi que la liste des sports et loisirs nautiques concernés .

Développement des activités d’aquaculture au niveau des barrages :

Les conditions et modalités d’octroi de la concession pour la création d’un établissement d’aquaculture ainsi que le cahier des charges type y afférent sont fixées par les dispositions du décret exécutif n°10-93 du 14 Mars 2010 .

Ressources en eau non conventionnelles

La réutilisation des eaux usées épurées
  • La loi n° 05 – 12 du 04 août 2005, relative à l’eau, a institué, à travers ses articles 76 et 78, la concession d’utilisation des eaux usées épurées à des fins d’irrigation.
  • Décret exécutif n° 07-149 du 23 mai 2007 fixant les modalités de concession d’utilisation des eaux usées épurées à des fins d’irrigation ainsi que le cahier des charges-type y afférent.
  • Arrêté interministériel du 02 janvier 2012 fixant la liste des cultures pouvant être irriguées avec des eaux usées épurées.
  • Arrêté interministériel du 02 janvier 2012 fixant les spécifications des eaux usées épurées utilisées à des fins d’irrigation.
  • Arrêté interministériel fixant la liste des laboratoires effectuant des analyses de la qualité des eaux usées épurées utilisées à des fins d’irrigation : en voie de publication.

La déminéralisation des eaux saumâtres et le dessalement d’eau de mer

Décret exécutif n° 11-220 du 12 juin 2011 fixant les modalités de la concession d’utilisation des ressources en eau pour l’établissement d’installations de dessalement d’eau de mer ou de déminéralisation d’eaux saumâtres pour cause d’utilité publique ou pour la satisfaction de besoins propres.