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Irrigation 2018-05-17T22:43:37+00:00
Les conditions climatiques difficiles, particulièrement le manque de précipitations et leur mauvaise répartition dans l’espace et dans le temps font que les cultures pluviales ne peuvent se pratiquer sans grands problèmes d’où la nécessité d’une irrigation intégrale ou à défaut une irrigation de complément (d’appoint). De plus, pour répondre aux objectifs en matière de sécurité alimentaire, l’extension des superficies irriguées devient impérative avec une utilisation rationnelle des ressources disponibles.

1. POLITIQUE SECTORIELLE EN MATIERE D’IRRIGATION


En cette phase de croissance que connaît notre pays, les besoins en eau correspondant aux différents usages, agricoles, urbains et industriels, sont en croissance permanente, ce qui nécessite des arbitrages d’affectation de la ressource en eau, souvent difficiles notamment en situation de sécheresse. Dans ce contexte, et afin de garantir un équilibre dans la répartition de la ressource, notre pays multiplie les efforts de mobilisation des ressources en eau (conventionnelles et non conventionnelles) à travers la réalisation des programmes de développement adoptés notamment durant la dernière décennie, ce qui représente une condition sine qua non pour l’intensification des systèmes de production agricole et par conséquent pour l’amélioration de la sécurité alimentaire du pays permettant ainsi des progrès notables notamment au niveau de certaines filières (maraîchage, oléiculture, céréaliculture, …) . Dans l’objectif d’assurer une sécurité alimentaire du pays, le secteur des ressources en eau interviens dans le domaine la mobilisation de l’eau au profit de l’agriculture (amélioration de la dotation en eau au profit de l’agriculture), l’extension des superficies irriguées (réalisation des grands périmètres) ainsi que la valorisation des ressources disponible (durabilité et pérennité des investissements) et ce, en étroite collaboration avec le secteur de l’agriculture.

2. BILAN DES REALISATIONS « 2015 »


2.1.Amélioration d’allocation d’eau au profit de l’agriculture

Les programmes engagés par le secteur des ressources en eau ont amélioré les dotations en eau au profit de l’agriculture, avec 66% des potentialités en eau mobilisés affectées à l’agriculture (moins de 40% en 1999). Cette amélioration est due essentiellement à :
  • – La réception et mise en service de plusieurs barrages.
  • – L’entrée en service des usines de dessalement notamment dans la région ouest (du Chleff jusqu’à Tlemcen).
  • – La maitrise de la consommation d’eau en AEP et en irrigation (modernisation des réseaux – réhabilitation – économie d’eau).
Aussi, il est signalé que l’achèvement du programme engagé par le secteur des ressources va améliorer davantage l’affectation des eaux au profit de l’agriculture.[/justifier]
Ouvrages exploités en agriculture (2015)
  • Consommation actuelle (2015)
  • Répartition des superficies par rapport au mode de ressources (2015)

2.2.Extension des superficies irriguées

L’effort consenti par les pouvoirs publics a permis une évolution des superficies irriguées de 350 000 ha en 1999 (4% de la SAU) à 1 1260 000 ha en 2015 (15% de la SAU). De tels résultats, qui font que l’agriculture constitue le moyen le plus adéquat pour stabiliser la population et réduire l’exode rural, n’ont pu être obtenus qu’avec une meilleure mobilisation et utilisation rationnelle de la ressource hydrique. C’est ainsi qu’actuellement nous disposons de :
  • 230.000 ha équipés sur 30 Grands Périmètres d’Irrigation (GPI) contre 156.000 ha en 1999 soit une évolution de 45%.
  • 560 retenus collinaires contre 304 ouvrages en 1999 soit une évolution de 84%.
  • 620.000 ha équipés en systèmes économiseurs d’eau (49% de la superficie irriguée actuelle) contre
  • 72.000 ha en 2000 (20% de la superficie irriguée en 2000).
  • 74.000 forages exploités en agriculture contre 20.000 en 2000 soit une évolution de 250%.
  • 140.000 puits exploités en agriculture contre 100.000 en 2000 soit une évolution de 40%.

2.3.Pérennité et durabilité de l’activité irrigation

Dans le contexte de climat aride qui caractérise notre pays, le secteur des ressources en liaison avec le secteur de l’agriculture interviendra et orientera ses efforts en priorité vers :
  • La reconversion du caractère classique de l’irrigation (qui incite au gaspillage de la ressource en eau, à la déperdition des investissements et aux difficultés d’organisation) vers un système moderne économiseur d’eau qui permettrait de dégager des ressources en eau excédentaires. Le système actuel est à 53% traditionnel gravitaire (80% en 2000).
  • L’organisation de l’activité « agriculture irriguée » notamment la petite et moyenne irrigation en favorisant le mode collectif. Elle est actuellement à 83% en individuelle.
  • La maximisation d’exploitation des aménagements existants: grands périmètres d’irrigation – petits barrages – retenues collinaires – périmètres de mise en valeur.
  • La valorisation et la généralisation de l’utilisation des eaux non conventionnelles (eaux usées épurées) par une prise en charge effective de l’aval des STEP (80.000 ha peuvent être développés à moyen terme).

3. PROGRAMME DE DEVELOPPEMENT HYDRO-AGRICOLE 2015 -2019

Les efforts d’investissements en matière de développement hydro-agricole seront poursuivis dans le cadre du prochain plan quinquennal 2015 -2019. L’objectif affiché pour le programme 2015 – 2019 est de passer d’une superficie irriguée de 1.136.000 ha (2013) à une superficie irriguée de 2.136.000 ha (2019), soit une augmentation de « 01 million d’ha » qui représente plus de 25% de la SAU. Pour se faire, le secteur des ressources en eau se propose de réaliser le programme suivant :
  • Aménagement et réhabilitation des grands périmètres d’irrigation, dans les quatre régions hydrographiques du nord du pays sur une superficie de
  • 232.000 ha. Les superficies équipées, pourraient atteindre plus de 462.000 ha (actuellement 230.000 ha)
  • Réalisation de 219 retenues collinaires, permettant de mobiliser
  • 60 Millions de m3 et l’irrigation de 15.000 ha à travers 25 wilayas
  • Le développement de la petite et moyenne irrigation (PMH) par la réalisation de retenues collinaires ou de forages y compris pour l’agriculture saharienne permettrait d’accroître, à moyen terme, les rendements agricoles et de développer l’économie agricole locale sur 1.674.000 ha.
La programmation de ces projets de périmètres a été arrêtée sur le principe s’inscrivant dans les grandes orientations du PNE :
  • La disponibilité de la ressource (aménagement de l’aval des barrages en exploitation).
  • La maturation de projets (disponibilité des études APD des périmètres).
  • La réaffectation des ressources des barrages la ou les stations de dessalement sont mises en services.
En priorisant :
  • Les travaux de réaménagement et de réhabilitation des périmètres en exploitation.
  • L’achèvement des périmètres lancés en 1ère tranche et mis en exploitation lors de quinquennat 2010 -2014.
  • L’aménagement de l’amont des grands systèmes des Hauts Plateaux (Beni Haroun – Hautes plaines Sétifiennes) en respectant le phasage de mise en service des ouvrages de mobilisation.

4. IMPACTS ATTENDUS DE LA REALISATION DES PROGRAMMES D’IRRIGATION

Sur le plan physique, l’évolution des superficies équipées en grands périmètres d’irrigation se présente comme suit :
Sur le plan de la production agricole irriguée dans les grands périmètres d’irrigation situés dans les grandes plaines du pays et les aménagements de petite et moyenne irrigation dans les zones de collines et de montagnes, la production agricole connaîtra des taux de croissance élevés et durables. Ceci permettra de réduire sensiblement la facture d’importation et d’assurer une sécurité alimentaire raisonnable.
Sur le plan social, le développement de l’agriculture en irrigué permettra de pérenniser les emplois dans le milieu rural (un hectare irrigué génère en moyenne 3 emplois) et d’améliorer les revenus (un hectare irrigué génère en moyenne une valeur ajoutée plus de 120.000 DA) et par voie de conséquence de contribuer à stabiliser le monde rural et à rééquilibrer la société algérienne.

1. Evolution de la superficie irriguée de la petite et moyenne hydraulique (PMH) et des grands périmètres irrigués (GPI) de 2010 – 2015

2.Campagne d’irrigation des grands périmètres en exploitation

2.1.Les périmètres gérés par l’office national d’irrigation et de drainage (ONID)

2.2.Les périmètres gérés par les offices des périmètres de wilaya

2.3.Total de la campagne d’irrigation des grands périmètres d’irrigation

3.Bilan des réalisations des grands périmètres d’irrigation

3.1.Evolution des indicateurs du secteur des ressources en eau 1962 – 2015 et perspectives 2019

Superficie équipée des grands périmètres d’irrigation :