ABC des mots
 

 


A
Année sèche : année caractérisée par des précipitations et des écoulements inférieurs à la normale (opp. : année humide).
Anticyclone : zone caractérisée par de hautes pressions atmosphériques (plus de 1015 millibars) qui diminuent du centre vers la périphérie. Lorsque ces hautes pressions prédominent tout au long de l'année, l'anticyclone est dit permanent (ex : anticyclone des Açores). 'syn. zone de haute pression).
Aquifère : un aquifère est un corps géométriquement défini et non un milieu indéfini. Selon la complexité de sa structure et selon le phénomène hydrodynamique dont on considère qu'il est le siège, un aquifère est schématisable par un modèle - ou système - une bi ou tridimensionnel, homogène ou hétérogène. Les caractéristiques hydrauliques telles que la transmissivité et le coefficient d'emmagasinement servant à décrire un aquifère se rapportant à sa partie saturée.
Aquifère captif : aquifère entièrement saturé comportant une nappe captive, donc sans surface libre ni zone non saturée, délimité au toit par des formations à perméabilité très faible faisant obstacle à tout flux appréciable.
Aquifère bicouche : aquifère non homogène composé, ou schématisable, par une couche aquifère et une couche semi perméable superposées (ou deux couches semi perméables sus et sous jacente à la couche aquifère).
Apport d'eau souterrain : afflux d'eau entrant souterrainement dans un bassin sous la ligne de partage des eaux de surface (composante de bilan global).

B
Bac d'évaporation : bac (récipient) destiné à mesurer en mm/j le pouvoir d'évaporation de l'atmosphère dans les conditions qui se rapprochent de l'évaporation des étendues d'eau naturelles; les appareils utilisés sont le bac Colorado, le bac de classe A, le bac ORSTOM.
Bassin versant : espace géographique (impluvium) limité par un contour à l'intérieur duquel l'eau précipitée se dirige vers un point donné d'un cours d'eau. Le bassin versant peut être subdivisé en sous-bassins correspondants au réseau hydrographique. (syn. bassin hydrographique, bassin hydrologique, bassin d'alimentation).
Barrage souterrain : écran étanche construit à travers un aquifère de section limitée, un aquifère alluvial à substratum imperméable en général, par divers procédés (maçonnerie en fouille ouverte, pieux forés jointifs, rideau de palplanches, paroi moulée, injections) pour permettre le captage de la nappe à un niveau plus élevé, et/ou constituer une réserve souterraine accrue.

 C
Climat : ensemble des phénomènes météorologiques qui caractérisent un espace ou une région.
Climat humide : type de climat caractérisé par des précipitations supérieures à l'évaporation et aux besoins de la végétation; selon l'importance de l'excédent de précipitations, on peut distinguer le climat sub-humide et le climat hyper-humide.
Crue (d'une source) : croissance de débit d'une source, en régime influencé.

D
Densité du réseau hydrographique :  le rapport entre le nombre des cours d'eau pérennes et temporaires et la superficie du bassin versant.
Drainage souterrain : collecte d'une partie des eaux d'écoulement par les aquifères d'un bassin, fournissant l'écoulement souterrain distinguée du "drainage superficiel" naturel (collecte des eaux de ruissellement) par le seul réseau hydrographique. 
Décrue (d'une source) : décroissance du débit d'une source en régime influencé par une alimentation synchrone du réservoir : les apports à l'aquifère sont inférieurs au débit mais non nuls. distinguer du tarissement. Elle est figurée par la courbe de décrue.

E
Écosystème : unité élémentaire de l"espace terrestre ou aquatique présentant une homogénéité, climatique et biologique. On englobe dans l'écosystème les organismes vivants (la biocénose) et leur environnement non vivant (le biotope). L'océan est un biotope aquatique.
Embouchure : lieu où un cours d'eau naturel se jette à la mer.
Exutoire : issue par laquelle s'écoule gravitairement les eaux d'un cours d'eau, d'un lac, d'une nappe souterraine.

F
Fréquence d'une crue : nombre d'occurrences d'une crue d'un débit donné au cours d'une période de plusieurs années.
Forage : puits creusé par un procédé mécanique à moteur (foreuse) en terrain consolidé ou non consolidé, pour tous usages sauf pour les reconnaissances  distingués d'un puits foré.

G
Guelta : petite dépression, en milieu aride, accumulant de l'eau après le passage d'une crue ou alimentée par des sources ou un inféroflux.
Galerie drainante : galerie de captage ou de drainage, généralement à plan d'eau libre, disposée souvent dans un aquifère riverain d'un cours d'eau.
Gradient hydraulique : Différence de charge hydraulique entre deux points d'un aquifère par unité de distance, elon une direction donnée, en général selon une ligne de courant.
Elle a la signification d'une différence de potentiel par unité de longueur, Sans dimension, Symbole i ou grad  en écriture vectorielle

H
Hydraulicité : rapport du module de l'année considérée (débit moyen annuel du cours d'eau) au module moyen de la période d'observation (module inter-annuel). Ce rapport caractérise l'irrégularité inter-annuelle.
Hydrogéotechnique : ensemble des techniques servant à agir sur l'eau souterraine (sur sa présence, sa pression, ses mouvements) moins pour la prélever en vue de l'utiliser que pour éliminer ses effets nuisibles vis-à-vis de la stabilité du sol et du sous-sol et vis-à-vis de constructions en surface ou d'ouvrages souterrains (remblais, déblais, barrages, fouilles, fondations, excavations, galeries, etc...) donc surtout ) l'échelle des interventions de la géotechnique.  
 

I
Indices de bassin : ensemble de valeurs numériques qui permettent de caractériser la forme d'un bassin versant (indice de perte, indice d'allongement moyen).
Inféroflux : écoulement à travers les alluvions du lit d'un cours d'eau; cet écoulement peut exister même si le lit du cours d'eau est à sec. (syn. sous écoulement / terme anglais :  underflow).
 

J
Jaugeage : mesure du débit d'un cours d'eau en une section donnée; elle s'effectue soit en mesurant la vitesse, au moulinet et la section (Q=S.V) soit globalement en utilisant des traceurs (jaugeage chimique ou jaugeage par dilution laquelle est proportionnelle au débit du cours d'eau).
Le jaugeage au moulinet consiste à mesurer des vitesses ponctuelles d'écoulement au sein de la section et à déterminer ensuite la vitesse moyenne par des méthodes d'intégration. Les mesures s'effectuent soit à gué (à pied) soit au câble (à partir d'une embarcation).
Jaillissement : écoulement d'eau spontané issu d'un puits ou forage artésien jaillissant ouvert, déterminé par la pression artésienne.
 

K
Karstique (aquifère): (zone saturée) - zone du sous sol comprise entre la surface du sol et la surface d'une nappe libre (surface de la zone saturée proche de la surface libre); ensemble de la zone d'évapotranspiration de la zone de transition et de la partie non saturée de la frange capillaire où la pression de l'eau est inférieure à la pression atmosphérique. 
 
 

L
.Lagune : étendue d'eau salée ou saumâtre en zone littorale communiquant avec la mer par une passe étroite dans le cordon littoral servant d'exutoire. 
Lame d'eau infiltrée : hauteur d'infiltration (journalière, annuelle, ... ). Quantité d'eau infiltrée à travers la surface du sol pendant une durée définie, comparable aux quantités d'eau précipitée (hauteur de précipitation) ou ruisselée (lame d'eau ruisselée), exprimée hauteur moyenne par unité de temps, ou en débit moyen par unité de surface (flux) s'applique également à l'infiltration d'eau de surface dans des cours d'eau ou plans d'eau naturels ou artificiels, notamment dans un bassin d'infiltration. 
 

M
Module : débit moyen d'un cours d'eau calculé sur une longue période, de l'ordre de 30 ans.
Modélisation : conception d'un modèle, c'est à dire d'un schéma représentatif d'un système aquifère défini, choisi en fonction de son utilisation envisagée, suivie de l'élaboration d'un simulateur (ou modèle de simulation, analogique, numérique ...) du système.
 
 

N
Nappe d'eau souterraine : ensemble des eaux comprises dans la zone saturée d'un aquifère, dont toutes les particules en liaison hydraulique.
Nappe de débordement : nappe libre, non soutenue, limitée par l'affleurement du toit ou d'une paroi latérale imperméable ou semi-perméable de l'aquifère qui comporte une réserve significative au dessous du niveau des exutoires (sources de débordement). Elle est en général en continuité avec une nappe captive.
Nappe perchée : nappe libre, permanente ou temporaire, formée au dessus d'une zone non saturée, dans un aquifère perché et étagée au dessus d'une nappe libre d'extension plus générale.

O
Ondulation (d'une nappe) : Fluctuations de niveau - ensemble des mouvements alternants de baisse et de montée des niveaux, de la surface libre d'une nappe au cours d'une période définie pouvant se diviser en différents cycles de fluctuation. l'amplitude maximale de ces variations est la hauteur de fluctuation.
 
 

P
Pollution : La pollution est une forme d’altération du milieu dont les origines peuvent être de nature diverse (Pollution domestique, industrielle, agricole, marine ou autres…).
Perméabilité : aptitude d'un milieu à se laisser traverser par un fluide sous l'effet d'un gradient de potentiel. Elle s'exprime quantitativement par la perméabilité intrinsèque et pour l'eau, par le coefficient de perméabilité (de Darcy) ou perméabilité pris en abrégé dans ce sens qualitatif.
 
 
 
 
 
 
 
 

Q
 
 

R
Régime d'un cours d'eau : ensemble des conditions qui caractérisent les variations d'écoulement d'un cours d'eau; le régime du cours d'eau est lié au régime climatique et à la structure géologique de son bassin versant. (syn. régime hydrologique).
Relation hauteur-débit : courbe représentant les débits d'un cours d'eau en fonction des hauteurs limnimétriques (niveaux des eaux) correspondantes.

S
Sebkha : désigne, en milieu aride, une dépression dépourvue de végétation et caractérisée par une accumulation superficielle d'eau salée ou de sels sous une forme plus ou moins cristallisée. (syn. chott).
Salinité : teneur en sels, en matières minérales dissoutes dans une eau, exprimée en concentration par unité de volume ou de poids.
 

T
Tarissement : décroissance du débit d'une source en régime non influencé, liée à la baisse des niveaux et à la diminution de réserve en période sans alimentation du réservoir, ou décroissance de l'écoulement souterrain d'un cours d'eau, dans les mêmes conditions. Elle est figurée par la courbe de tarissement.
Thalweg (talweg) : ligne reliant les points les plus bas du lit d'un cours d'eau ou d'une vallée.
 

U
 

V
Vitesse de filtration : vitesse macroscopique fictive d'un flux d'eau en mouvement uniforme à travers un milieu aquière saturé (vecteur de vitesse de la loi de Darcy) déduite du débit d'écoulement rapporté à la section totale de l'aquifère traversé par le flux. Elle n'a pas de signification cinématique à l'échelle particulaire ou moléculaire.
Dimension : LT-1 ; Symbole : V, ou  V en écriture vectorielle 
Vitesse de diffusion : vitesse macroscopique réelle (moyenne) de particules d'eau en mouvement à travers la zone non saturée, à signification cinématique.
 

W
 

X
 

Y
 

Z
Zone aérée : Zone non saturée. zone du sous sol comprise entre la surface du sol et la surface d'une nappe libre (surface de la zone saturée proche de la zone libre), ensemble de la zone d'évapotranspiration de la zone de transition et de la partie non saturée de la frange capillaire où la pression de l'eau est inférieure à la pression atmosphérique.
Elle peut être interrompue et subdivisée par une zone saturée suspendue (nappe perchée).
Zone saturée : zone (dans le sens tranche) dans laquelle 'eau occupe complètement les interstices du milieu formant, dans un aquifère  une nappe d'eau souterraine.